Nicolas Le Bozec ou le syndrome de la toute puissance…

21 mai 2015
Publié dans Au fil des jours
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Nicolas Le Bozec a récemment confirmé l’acquisition d’une nouvelle tondeuse à gazon pour la modique somme de 30.000 €, affichant une fois de plus son mépris pour le code des marchés publics et les élus du conseil municipal.

Que disent les textes ? Le code des marchés publics (articles 28 et 40) impose des mesures de publicité et de mise en concurrence préalables pour tous les achats au-delà d’un seuil de 15 000 € HT ?

Le conseil municipal est seul compétent pour décider de la passation des marchés publics au-delà de 10 000 € HT, la délégation consentie au maire (article L. 2122-22 4° du code général des collectivités territoriales) étant plafonnée à ce montant ?

Nicolas Le Bozec n’en n’a que faire et engage la commune et les deniers publics pour près du triple, sans appel d’offres et sans l’aval du conseil municipal.

Cela dit, il est bien possible que la majorité des conseillers municipaux ferme les yeux et accepte d’être ainsi réduite à un rôle subalterne de conseillers potiches, laissant au maire et à sa garde rapprochée, le carnet de chèques et le loisir de gérer la commune comme bon leur semble, peu importent les violations répétées de la loi dont elle se rend complice… C’est son choix.

Pour notre part, nous considérons qu’à Vigy comme ailleurs, les lois sont faites pour être respectées. C’est pourquoi nous agirons par toutes les voies de droit pour faire annuler ce nouveau marché illégal et dénoncer ceux qui, jour après jour, continuent à défier avec une invraisemblable arrogance les lois de la République.

Au-delà de l’illégalité de cet achat, passé en violation du code des marchés publics et des prérogatives du conseil municipal, se pose également la question du fond et de la pertinence d’une telle acquisition dans la période de contrainte budgétaire que toutes les communes de France vont devoir affronter en se recentrant sur leurs missions essentielles.

Les services techniques d’une commune de 1500 habitants comme Vigy avaient-ils réellement besoin d’une tondeuse à 30 000 € pour une douzaine de tontes par an ? Pour nous la réponse est clairement non, d’autant que des investissements beaucoup plus importants ou urgents n'ont pas été entrepris pour des prétendues raisons de coût (ex. la clôture ou les toilettes de l’école élémentaire, la toiture de la salle des fêtes où près d'une centaine d'enfants déjeune tous les jours, absente du budget 2015, etc.).

Seulement voilà, rien ne semble trop beau (ni trop cher…) pour soutenir le moral de certains agents, prétendument « au bord du suicide », victimes du « harcèlement moral au quotidien » que leur aurait fait subir l’ancien maire, Alain Vanzella et les remercier pour leur implication dans la campagne électorale [1].

Il faut reconnaître cette « habileté » à Nicolas Le Bozec, celle qui consiste à « renvoyer l’ascenseur » à celles et ceux qui l’ont soutenu et continueront à le faire dans l’espoir d’en retirer quelque avantage.

Le maire semble manifestement oublier que l’ascenseur n’est pas le sien mais celui des contribuables. Entre amis, on parlerait volontiers de solidarité ou de reconnaissance ; en politique, ce genre de pratique porte un autre nom : le clientélisme.

[1] Trois agents de la commune avaient déposé plainte pour harcèlement moral contre Alain Vanzella en avril 2014, quelques jours après les élections. Ces plaintes avaient été opportunément produites par Nicolas Le Bozec et Audrey Ecker pour tenter d’étayer leur défense dans le cadre du procès engagé contre eux pour injures et diffamations publiques suite à la campagne de 2014. Après enquête, le Parquet avait classé ces plaintes sans suite pour absence d’infraction. Condamnés solidairement en première instance par le tribunal correctionnel de Metz, le 3 février 2015, à 5 000 € de dommages et intérêts, 1 500 € de frais de justice et à 500 € d’amende chacun (cf. lien de téléchargement ci-dessous), ils ont fait appel du jugement. Suite à l’audience du 30 avril dernier, la chambre des appels correctionnels de la cour d’appel de Metz rendra son arrêt le 25 juin prochain.

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